Syndrome d'asperger

Un handicap « transparent » mais très pénalisant
  Le syndrome d’Asperger est un trouble envahissant du développement qui fait partie de l’extrémité haute du continuum autistique. On parle aussi d’autisme de «haut-niveau ». La personne Asperger est verbale et sans déficit intellectuel. 

Certains S.A. ont des capacités exceptionnelles dans des domaines précis. Le vrai problème : la difficulté d’intégration au sein de notre société. 

Les principales perturbations des sujets atteints du S.A touchent la vie sociale, les perceptions sensorielles et la communication. Les atteintes peuvent être plus ou moins sévères selon les personnes. 

Ces troubles sont la conséquence d’une anomalie de fonctionnement des centres cérébraux dont la fonction est de rassembler les informations de l’environnement, de les décoder et de réagir de façon adaptée. Le sens des mots, la compréhension et la communication sont affectés. Le sujet a des difficultés à décoder les messages qui lui arrivent (il paraît submergé par la «cacophonie » de l’environnement), à adresser clairement ses propres messages aux personnes qui l’entourent. 

Symptômes
- résistance au changement, besoin de rituels,
- lenteur de fonctionnement,
- centres d’intérêts restreints,
- tendance à parler d’un seul sujet,
- langage recherché et riche en vocabulaire, mais comprend mal les jeux de mots,
- aime les situations précises et délimitées par des règles qu’il applique avec rigidité,
- a du mal à comprendre les règles des situations sociales et les émotions des autres (naïveté),
- difficultés à s’intégrer dans un groupe, à se faire des amis. 

- besoin de calme,
- vulnérabilité émotive,
- sensibilité sensorielle. 


Il est primordial que les enfants S.A. soient diagnostiqués tôt et puissent évoluer en milieu ordinaire. 

Prises en charge conseillées :
Psychomotricité/ergothérapie : motricité globale et fine, perceptions sensorielles.
Psychologue : soutien psychologique, décodage des situations sociales, stratégies de sociabilisation, gestion des émotions. 


Durant leur scolarité 
la présence d’une auxiliaire d’intégration scolaire est souvent nécessaire et bénéfique pour aider l’enfant à s’organiser, le canaliser, recentrer son attention. 

L’écolier S.A. est lent, il a besoin de plus de temps pour assimiler et effectuer son travail. Parfois, l’enfant a des difficultés dans la prise de note. L’utilisation d’un clavier peut être utile.

Les temps libres, comme les récréations ou les cours moins structurés (travail en équipe) sont des temps difficiles à gérer pour les enfants S.A. : bruit, agitation, difficultés à s’intégrer aux jeux sociaux sont des sources de souffrance pour les jeunes S.A.
 

Il faut faire très attention à ce qu’ils ne soient pas victimes de harcèlement au sein de leur école ou dans les loisirs.

Stress, inquiétude, fatigue, incompréhension des situations peuvent déclencher un état dépressif chez les personnes S.A. 


A l’âge adulte
un accompagnement par un référent est essentiel toute leur vie, pour s’intégrer au mieux au sein de notre société. Ils ont besoin d’être aidé pour s’organiser dans leurs études, dans leur travail et dans la vie de tous les jours. 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire